
Cette fois, l’Etoile a échoué dans sa remontada…
4 avr. 2025 23:00:00 dans NM1
Malgré un gros match de Kovanusic (20 pts, 22 d’évaluation) et Mkmaba (19 pts, 27 d’évaluation en frisant le double-double) et de Clet (10 pts, 17 d’évaluation), l’Etoile, et malgré une grosse fin de match, a subi la loi d’une juvénile mais très fringante formation du Centre Fédéral (82-87).
Face aux espoirs du basket hexagonal biberonnés à l’INSEP, les joueurs carolos privés de surcroit d’Alexis Auburtin (blessé à un œil en milieu de semaine à l’entraînement), ne pouvaient se permettre aucune fantaisie. Mahop et les Franciliens affichaient d’ailleurs tout de suite beaucoup d’envie. Mais Kovanusic impérial dans la raquette (huit points dans le quart-temps), Courtois à trois points et Clet tout en explosivité résistaient à leur talentueux rivaux (7-4, 9-6, 13-10) qui revenaient souvent à portée des Carolos (13-13) avant de prendre résolument les commandes par Soliman et Faye (15-25). Empruntés et mal à l’aise face à la défense agressive et permanente du Centre Fédéral, les locaux étaient souvent maintenus loin du panier Seuls, Davidson aux lancers et Mkamba desserraient alors l’étreinte (17-25). L’Etoile existait par contre grâce à Kovanusic, devenu intenable et auteur d’un gros chantier (14 pts à 70 % d’adresse, 6 rebonds, 15 d’évaluation). Une interception de Malonga, un panier de ramasse-miette de Clet et les Carolos égalisaient suite à un momentum de 8-2 (27-27). Boyer à longue distance et Mkamba en percussion faisaient passer leurs partenaires devant (32-30). Mais les jeunots retrouvaient des ressources (36-39). Malgré la montée en puissance de Mkamba (11 points à 71,4 % de réussite la pause, 16 d’évaluation), le Pôle France grâce à 29 points de son banc pointait encore en tête à la mi-temps (39-41) après avoir mené près de douze minutes (39-41).
A la reprise, les visiteurs redémarraient dare-dare (39-45). Mkamba poursuivait son travail de sape imité par Malonga et Kovanusic (47-50, 49-52). A 49-55, Mkamba aux lancers et Kieger de loin (54-57, 66-60). Mais les jeunes d’en face faisaient preuve de plus de… maturité en menant toujours avant l’emballage final (56-63). Malonga et Boyer par deux paniers primés redonnaient espoirs aux Carolos (64-66). Clet faisait de même (67-68). Puis Kovanusic aussi (71-73). Mais pleins de sang-froid, les gamins répliquaient systématiquement en faisant parler leur impressionnant physique et un excellent Masdieu Reynaert (71-78). Il était dit que l’Etoile ne parviendrait pas cette fois à changer la donne d’autant que les arbitres n’arrangeaient rien en multipliant les coups de sifflets contre les locaux (71-82). Et le club ardennais malgré trois ultimes paniers à trois points de Courtois et Clet s’inclinait sans qu’il n’y ait à redire malgré un beau retour final : 82-87. Mais le Pôle France avait mené plus de 31 minutes. A noter que les arbitres avaient tout de même le droit à une sacrée bronca.
UNE RESERVE POSÉE
A noter qu’après la rencontre, Jimmy Ploegaerts a posé une réserve suite à l’entrée sur le parquet de Achille Junior Elouma qui a disputé 3’44 secondes alors qu’il ne figurait pas sur la feuille de match.
« Ce qui n’est pas permis par les règlements. Et personne ne s’en est rendu compte avant que le joueur ait évolué durant 3’44’’. Et il n’aurait donc pas dû participer à la rencontre. Ce que je déplore dans cela, c’est qu’on nous demande à nous de prendre la responsabilité de signaler cette infraction. Les arbitres m’ont averti et ont donc fait le job. Il s’agit d’une faute technique. Il appartiendra aux commissions de la Fédération d’étudier le dossier pour savoir si le match est perdu pour le Centre Fédéral, s’il est à rejouer ou débouche sur un non-lieu. J’aurais trouvé plus logique que les officiels disent qu'il y a eu une erreur. J’ai donc pris la responsabilité car je ne peux pas par rapport à mon club faire comme s’il ne s’était rien passé. On n’aurait sûrement pas eu de cadeau dans l’autre sens mais à un moment donné, je pense à la survie de mon club en N1. J’estime que cela fait partie de mon rôle et de mon devoir. »
Affaire à suivre…
MATCH EN RETARD
Supporters de l’Etoile, soyez nombreux ce MARDI à l’Arena pour aider l’Etoile à pousser le bouchon plus loin en battant un redoutable adversaire, Pays de Fougères.
Un succès contre le club d’Ille-et-Vilaine rapprocherait le rookie ardennais de son Graal. Moindre mal pour l’Etoile : dans le même temps, Avignon, Besançon et Berck battaient Rennes (98-94), Toulouse (87-68) et Poissy (77-71). Par contre, c’est Fougères qui réalisait la bonne opération de la soirée en s’imposant à Boulogne : 73-64.
Pascal REMY
LES MARQUEURS : Kovanusic 20, Mkamba 19, Clet 10, Malonga 8, Courtois 11, Davidson 2, Lucas Depaix, Kieger 3, Boyer 9, Marbaise, Loic Depaix
LE MOT DES COACHS.
Jimmy Ploegaerts : « On s’est mis une balle dans le pied »
"On a vécu la soirée qu’on souhaitait éviter et que tout le monde craint. Il y a bien sûr beaucoup de déception sur le résultat comptable. Mais, au final, ce score répond à une certaine logique car on a été longtemps en difficulté en termes d’intensité ; d’agressivité et d’impact athlétique. L’équipe a vraiment souffert et j’ai eu, par moment, l’impression que c’était trop difficile pour nous, ce qui représente beaucoup de déception car on avait besoin de cette victoire. Il n’y a pas eu que de la mauvaise volonté de notre part mais on a été dominés individuellement et collectivement. Et ils ont presque toujours été devant. Mais on a souffert dans beaucoup de domaines et on n’est pas parvenu à mettre notre jeu en place. On est retombés dans nos travers. On s’est mis une balle dans le pied mais on a encore de quoi avancer et figurer dans les neuf premiers."
François Peyronnet, coach du Centre Fédéral : « Les intérieurs ont montré beaucoup d’activité et ont eu beaucoup d’impact sur la pose des écrans. Les joueurs ont bien géré l’attaque de picks and roll. On a dans l’ensemble bien fait bouger la balle et répété sur la durée les efforts de course. Dommage qu’on n’ait pas su profiter de nos tirs ouverts (6/21 à trois points). Défensivement, on a été actif sur le porteur de balle. Evoluer dans tout type d’ambiance fait aussi partie du métier et avoir le même engagement quel que soit l’atmosphère général. Reste qu’à la fin du match, on a failli perdre la rencontre sur des pertes de balle et le pressing adverse. Et on a de la chance que cela bascule dans le bon sens ».
INFOS :
LE POLE FRANCE FIXÉ.
Avant sa venue dans les Ardennes, le Pôle France a appris quels seraient ses prochains adversaires lors du tournoi final de la Next Generation Team de l’EuroLeague. Il s’agira du Real Madrid et de l‘Overtime Elite. Ces finales se dérouleront comme de coutume à Abou Dhabi entre le 22 et 24 mai. Rappelons que l’adversaire de l’Etoile s’est qualifié en remportant il y a quelques semaines l’ANGT de Belgrade en Serbie. Le Centre Fédéral tentera cette fois de s’offrir le titre européen, après avoir perdu d’un point (85-84), la saison passée, à Berlin contre le Real Madrid.
OUBLIS.
Récemment, Ardenne Métropole a honoré au stade Louis-Dugauguez à Sedan vingt-deux sportifs ardennais pour leurs performances. On peut regretter l’absence dans cette liste de deux jeunes produits locaux formés à l’Etoile et évoluant de façon régulière et durable en Nationale 1 Basket. A savoir : Lucas Depaix (3,6 pts, 2,9 passes en 23 minutes de jeu) et Alexis Auburtin (8,5 pts, 4,8 rebonds en 21 minutes sur le parquet) formés au club. Ce n’est pourtant pas habituel de voir de jeunes produits locaux évoluer à un tel niveau en sport collectif.
INVITES.
Aperçus ce soir dans les tribunes de l’Arena d’anciens membres de l’Etoile, l’entraîneur Mike Gonsalves et le joueur Christophe Fournier. Tous deux avaient été invités par Pierre-Louis Delforge,ainsi que la mère de Franck Davidson, Lisa.
P.R